TÉMOIGNAGE
"Moi, je n'ai pas peur de Darmanin, c'est un mouvement pacifique", témoigne cette femme participant au "Convoi de la liberté", bien décidée à manifester à Paris.
MOBILISATION PROSCRITE À PARIS
Feu rouge pour les "convois de la liberté". Mobilisés contre les restrictions sanitaires et le pass vaccinal, les manifestants de toute la France ont prévu de se regrouper ce week-end à Paris, à l'image des protestations qui paralysent la capitale canadienne Ottawa depuis une dizaine de jours. Mais les autorités ont pris les devants, et interdisent leur entrée à Paris.
MOUVEMENT
Partis en convois de toute la France, des milliers d'opposants au pass vaccinal ou au gouvernement convergeaient vendredi vers Paris en dépit de l'interdiction décrétée par la préfecture de police et de la fermeté affichée par les autorités.
Partis en convois des quatre coins de la France, des milliers d'opposants au pass vaccinal ou au gouvernement convergent vers Paris ce vendredi, malgré l'interdiction décrétée par la préfecture de police. Dès le lever du jour, des cortèges de plusieurs dizaines de voitures particulières, camping-cars et camionnettes se sont constitués à Lille, Strasbourg ou Vimy (Pas-de-Calais). Au total, quelque 1.800 véhicules, selon une source policière, faisaient route à la mi-journée vers la capitale.
Les manifestants espèrent s'y retrouver en soirée, y passer la nuit puis grossir samedi les rangs des cortèges contre le pass vaccinal organisés chaque semaine. Ils entendent ensuite atteindre Bruxelles pour une "convergence européenne" prévue le 14 février. Les autorités belges ont toutefois décidé de leur interdire l'accès de la capitale, faute d'avoir formellement déposé une demande de manifestation. Vendredi se répandaient aussi des appels à occuper des ronds-points en régions samedi.
Rassemblement hétéroclite d'opposants au président Emmanuel Macron et de "gilets jaunes" qui ont protesté contre son gouvernement en 2018-2019, ce mouvement s'est constitué grâce aux réseaux sociaux et aux messageries cryptées sur le modèle de la mobilisation qui paralyse la capitale canadienne Ottawa depuis plusieurs jours.
"Il y a des gens de tous horizons, pas du tout que des fachos. On est des citoyens, on a des familles, on travaille, on est juste solidaires contre le gouvernement", a résumé depuis Vimy Sarah, une tatoueuse de 40 ans venue de Lens saluer le convoi. Les manifestants exigent le retrait du pass vaccinal et défendent des revendications sur le pouvoir d'achat ou le coût de l'énergie.
La préfecture de police de Paris a pourtant décrété jeudi l'interdiction de cette mobilisation dans la capitale en raison de "risques de troubles à l'ordre public". Un "dispositif spécifique", notamment composé de "task forces" et d'engins d'enlèvement doit être mis en place "pour empêcher les blocages d'axes routiers, verbaliser et interpeller les contrevenants", qui encourent six mois de prison et 7.500 euros d'amende, a indiqué la préfecture.
Mais des soutiens à la mobilisation ont déposé un recours pour annuler l'interdiction de rass...
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